La littérature et l’écriture nous invitent à des temps d’évasion.
La lecture nous amène à découvrir ou à retourner dans des « lieux-cocons » ou des « lieux-pansements ».
L’écriture nous emmène vers des territoires imaginaires ou aimés, pour mieux se trouver ou se retrouver.
Dans l’extrait ci-dessous, Carl Norac fait revivre des sensations et le trait de Carole Chaix, les met en images.
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Il y aura des endroits qui nous mettront à l’envers, tu le sais, dont on ne voudra plus repartir, où nous serons comme deux poissons dans l’eau, deux fourmis dans un panier de cerises. Tu me dis : « Comme à Rome. » Comme à Rome, oui, où tu vois deux mille ans défiler en dix secondes, puis où tu rajeunis à la même vitesse. Le présent y est pareil à un rire qui tourne la rue, avec ces gens qui parlent haut pour que le ciel entende et qu’il réponde lui aussi avec ses mains de ciel, sur un air de chanson.
C’est facile de sortir d’un poème, pas de l’oublier.
Et Rome est ce poème, notre poème.
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© Je t’emmène en voyage de Carl Norac et…Carole Chaix (Éditions À pas de loups, 2019)


